Nosig, Centre LGBTQIA+ de Nantes
Menu icoMenu232White icoCross32White

Ajoutez un logo, un bouton, des réseaux sociaux

Cliquez pour éditer
icoFacebook24Color icoTwitter24Color icoInstagram24Color
  • Nosig, Centre LGBTQIA+ de Nantes
  • ACTUS & AGENDA ▴▾
  • PRIDE NANTES 2026 SITE OFFICIEL ▴▾
    • Pride Nantes 2026 Photos site officiel
    • Pride Nantes 2025 Photos site officiel
    • Pride Nantes 2024 Photos site officiel
    • Les Pride Nantes photos officielles
  • DEVENIR BÉNÉVOLE ▴▾
  • ADHERER & NOUS SOUTENIR ▴▾
  • L'ASSOCIATION ▴▾
  • INFOS PRATIQUES ▴▾
  • LES COMMISSIONS ▴▾
  • REVENDICATIONS ▴▾
  • Se connecter
  • Pride Nantes 2026 Photos site officiel
  • Pride Nantes 2025 Photos site officiel
  • Pride Nantes 2024 Photos site officiel
  • Les Pride Nantes photos officielles
Télécharger le dicours

Chèr·es ami·es, Chèr·es militant·es,  Chèr·es membres de nos communautés, 

Nous représentons l’association NOSIG,  Centre LGBTQIA+ de Nantes. 

Nous organisons la pride chaque année depuis près de 20 ans. NOSIG est une association militante et a-partisane.  Car nos actions sont politiques et engagées,  mais ne s’associent à aucun parti politique.  Nous portons nos propres idées et notre plaidoyer.

Le mot d’ordre de la pride a été travaillé collectivement par nos membres et camarades de luttes.  C’est avec fierté que nous allons marcher ensemble aujourd’hui en portant ce mot d’ordre :  « Vos lois et vos violences ne nous effacerons pas.  Exister, c’est résister.  Résister, c’est exister.  Nos communautés fières et organisées contre le fascisme. » 

Ce slogan n’est pas une formule. 

C’est une vérité. 

C’est une réponse. 

C’est un engagement collectif.

Car partout dans le monde, et même ici,  des forces réactionnaires tentent encore de décider qui aurait le droit d’aimer, d’exister, de vivre librement. 

Elles veulent imposer la peur, le silence, l’effacement. 

Elles veulent nous faire croire que nos vies seraient des problèmes, que nos identités seraient des débats,  que nos droits seraient négociables. 

Mais nous sommes là aujourd’hui pour dire une chose simple : nous sommes là, ensemble et nous ne disparaîtrons pas.

Les conséquences du fascisme sont bien là,  sous nos yeux et dans nos quotidiens. 

C’est avec émotion que nous voulons adresser un message  de soutien à nos camarades de Vendée. 

Ce mercredi 10 juin à la Roche sur Yon,  3 individus ont forcé l’entrée du local du Centre LGBTQI+ de Vendée pendant une permanence de Trans Inter Action.

Ils ont tenu des propos inacceptables,  à la fois transphobes,  homophobes  et anti-avortement. 

Pire encore, ils ont filmé nos camarades trans à leur insu,  et diffusé leurs visages sur leurs réseaux. 

Cette agression bien organisée cible les personnes trans, queers  et le féminisme du Planning Familial. 

Ces lâches veulent nous intimider,  pour nous faire retourner au placard. 

Alors, ensemble,  nous leur disons haut et fort :  Nous ne vous laisserons pas faire,  et nous ne céderons jamais. 

Pas de fachos dans nos quartiers,  et pas de fachos dans nos assos !

Le faschisme ne date ni d’hier ni de l’Allemagne nazie. 

La répression des corps,  et surtout des corps non blancs,  c’est avant tout un héritage raciste,  négrophobe  et colonial. 

Les interdictions de se rassembler pour s’organiser et s’insurger,  ça a commencé d’abord aux racines du suprémacisme blanc, et sous la colonisation.

Aujourd’hui, la majorité des partis politiques entretient ce continuum néo-colonial.  Certains partis le font ouvertement, en proposant des lois contre les droits sociétaux. 

D’autres partis, qui se disent progressistes,  collaborent avec eux,  en votant pour leurs réformes réactionnaires,  ou en s'abstenant au moment de nous défendre. 

Car oui, se prétendre du côté des opprimés ne suffit pas.  Nous ne voulons pas de pinkwashing politique, ni de vos trahisons silencieuses.

Si vous ne défendez pas les droits de toutes les personnes queer, dans nos diversités d’origines,  de religion, de couleurs de peau et de genres,  alors vous n'êtes pas avec nous ! 

Une des principales actions bénévole de Nosig c’est d’accompagnement des personnes queer exilées.  Nous militons en faveur de l’accès aux Droits d’Asile et d’Immigration.  Nous revendiquons l’accès à ces droits pour toutes les personnes, qu’elles soient LGBTQIA+ ou non.

Parmi nous, certaines personnes ont dû quitter leur terre natale, leur famille,  leurs racines,  à cause de la violence qu’on leur réserve. 

Nos adelphes queer exilé.es ont dû fuir des situations de persécution et de violence inimaginables.  

Je le dis aussi avec mon histoire personnelle. 

Je viens du Cameroun, un pays où l’homosexualité reste criminalisée par l’article 347-1 du code pénal. 

Un pays où aimer peut conduire à l’exclusion,  à la violence,  aux persécutions. 

Comme beaucoup d’autres, j’ai connu la peur.  J’ai connu le rejet.  J’ai connu l’humiliation de voir mon existence niée. 

Mais aujourd’hui, je suis ici. Debout. Libre. Fier. La France m’a accordé sa protection.  Nantes m’a offert un refuge.  Et NOSIG m’a offert bien plus qu’un engagement militant :  une famille choisie,  une communauté,  un espace où il est enfin possible d’exister pleinement.

Être aujourd’hui co-président de NOSIG est pour moi un immense honneur et une immense responsabilité. 

Car NOSIG porte en elle l’idée même de notre mot d’ordre :  l’union des luttes.  Une association née de la convergence de plusieurs engagements, de plusieurs histoires, de plusieurs combats.  Et c’est cela, notre force.  Nous ne résistons pas seul·es.  Nous résistons ensemble.  Nos communautés sont fortes parce qu’elles sont organisées.  6 Derrière chaque Pride,  derrière chaque victoire,  derrière chaque personne qui ose enfin vivre librement,  il y a des associations, des militant·es, des bénévoles, des allié·es. 

Il y a des personnes qui accompagnent,  qui écoutent,  qui défendent,  qui hébergent,  qui alertent,  qui soutiennent.

Gardons toujours en tête que la persécution des personnes LGBTQIA+ et ses conséquences migratoires  sont un héritage direct de la colonisation. 

A Nosig, pour la pride,  c’est presque devenu une tradition pour nous de rappeler ceci :  On ne veut pas de CRA à Nantes, ni ailleurs ! 

Un CRA, un Centre de Rétention Administrative,  c’est un lieu de privation de droits  ou enfermer des personnes dites “étrangères”  car elles n’ont pas les bons papiers. 

C’est une sorte de prison aux conditions souvent insalubres ou enfermer des personnes qui n’ont commis aucun crime, aucun délit, dans des conditions insalubres,  en attendant de voir si un éloignement du territoire est possible. 

L’état veut construire un CRA à Nantes pour 2027,  pour la modique somme de 36 millions d’euros.

Et tout ça, ça a déjà commencé.  Et ça s'amplifie depuis l’automne dernier.  Avec des rafles en centre-ville.  Et avec l’installation d’un Lieu de Rétention Administrative à Waldeck Rousseau. 

Cette installation, c’est un test.  C’est un test pour voir comment nous, la population nantaise blanche, on va réagir. 

Est-ce qu’on va fermer les yeux et collaborer ?  Ou est ce qu’on va agir pour s’opposer aux CRA ? 

Il est encore temps d’agir. Ca peut commencer par une chose toute simple : exprimer votre désaccord à l’état, via le lien sur ce QR Code à scanner. 

On vous invite à y répondre en masse,  et à faire circuler l’info autour de vous. 

A Nantes, on ne veut pas de CRA ni de LRA,  et on n’en veut pas ailleurs non plus !

Comme l’ont rappelé nos camarade de Paloma et Put 2 Lut’,  cette année est l’anniversaire des 10 ans de la loi de pénalisation des clients des travailleur.euses du sexe.

A chaque TDOR,  nous comptons et commémorons nos adelphes trans décédées à cause de la transphobie.  Et chaque année, les meufs trans racisées et TDS sont surreprésentées parmi nos mort.es. 

En 2025, 34% des personnes trans décédées dans le monde étaient TDS. A Nosig, nous continuerons de réclamer l’abrogation de cette loi raciste et misogyne, tant qu'il le faudra.

2026 c’est aussi les 10 ans du décret de 2016 qui a mis fin à l'obligation des personnes trans d’être opérées et stérilisées pour obtenir l’autorisation de changer leur mention de genre à l'État civil.

Et 10 ans après,  le 1er Mars 2026, on recule à nouveau,  car le changement genre à l'état civil est rendu payant.  C'est un droit encore plus difficile d'accès pour les personnes trans exilées. 

Les enfants trans sont les grands oubliés des recommandations de la Haute Autorité de Santé sur les parcours de soin trans. 

Les anti-trans continuent de répandre des mensonges  au sujet des queers,  en nous accusant de vouloir convertir des enfants  au lieu de les protéger. 

Et pendant ce temps-là,  les mutilations sur les enfants intersexes  ne sont toujours pas interdites en France. 

En vérité nous ce qu’on veut c’est de vraies mesures pour soutenir les mineur.es trans. 

On veut que tous les enfants soient écoutés et protégés face aux discriminations et au harcèlement scolaire. 

On veut que tous les enfants puissent vivre une vie libre et heureuse. 

Alors à tous les jeunes trans, inter, queer,  nous sommes avec vous. 

Cette pride elle est pour vous,  pour que vous gardiez cette fierté,  cette joie et cet amour tous les autres jours de l’année. 

Être queer et antifasciste, c’est aussi être anti-validiste. 

Être anti-validiste, c'est refuser la hiérarchisation des vies et des corps,  selon l’état de santé,  d’autonomie  et de productivité des personnes. 

Et quand on ne rentre pas dans ces exigences, alors la société juge qu’on est “handicapé”,  “inapte”. 

Si on arrive à travailler,  alors on est une source d’inspiration. 

Mais si on est un handicapé incapable de travailler dans des conditions pas adaptées à nous,  alors on devient une dépense non rentable pour le système social. 

Si la société s’adaptait réellement à nous les handi.es, Et Si les conditions de travail étaient réellement adaptées à nos besoin peut-être qu’on serais davantage à pouvoir accéder au monde du travail. Le monde du travail ordinaire, comme ils disent, et non pas les ESATs.

Handi.es et Valides, Organisons-nous pour exiger un système de santé juste  et à la hauteur. 

Ne laissons pas les politiques d’austérité tuer peu à peu  la Sécurité Sociale et l’Aide Médicale d’Etat. 

Prenons convenablement soin des personnes en souffrance  avant de vouloir légiférer sur leur fin de vie.  Car avant de mourir dignement, on veut pouvoir vivre dignement ! 

Qu’on soit LGBTQIA+,  queer,  handi.e,  marginalisé.e, nous on dit que vos lois et vos décrets ne nous feront jamais cesser d’exister. 

Nous continuerons de résister aux violences  et au silence politique méprisant qui les entoure. 

Car on est queer, déter,  et qu’on ne se laissera jamais faire ! 

Résister aujourd’hui,  c’est créer des espaces où l’on peut respirer sans peur. 

C’est défendre le droit d’asile  pour celles et ceux qui fuient les persécutions. 

C’est protéger nos lieux de vie et nos associations.

C’est transmettre nos mémoires et préserver nos archives queer  pour que personne ne puisse effacer nos histoires.

Nos ancien·nes ont lutté pour que nous puissions être ici aujourd’hui.  À nous désormais de faire vivre leurs combats  et d’ouvrir des chemins pour les générations futures. 

Et nous devons aussi continuer à rendre visibles  celles et ceux qui prennent la parole,  qui créent, qui militent,  qui inspirent. 

Chaque voix qui refuse le silence devient une lumière pour 12 d’autres.

Face à la montée des fascismes,  face aux discours de haine,  nous avons une responsabilité collective :  faire front commun. 

Pas dans l’uniformité.  Mais dans l’unité de nos diversités.

Lesbiennes, gays, bi·es, trans, intersexes, personnes non-binaires, queer, racisé·es, handi·es, migrant·es, jeunes, aîné·es, allié·es : nos réalités sont multiples,  mais nos combats se rejoignent. Et c’est précisément cette diversité qui fait notre puissance. 

Alors aujourd’hui, je veux lancer un appel : Engagez-vous.  À votre manière.  À votre échelle.  Avec vos moyens.  Rejoignez des associations.  Soutenez les personnes les plus vulnérables.  Informez-vous.  Transmettez.  Défendez.  Prenez soin les un·es des autres. 

Parce qu’aucune lutte ne se gagne dans l’isolement.

Cette Pride n’est pas seulement une célébration.  C’est une déclaration politique. 

Une promesse collective.  Un refus de disparaître. 

Nous sommes là.  Nous avons toujours été là.  Et nous serons encore là demain. 

Exister, c'est résister. 

Et tant que nous resterons uni.es, fier.es  et organisé.es,  personne ne pourra nous effacer. 

Soyez fier.es de vous. Toujours. 

Bonne Pride à toutes et à tous !!!!

 

 

Version V2 du 21/09/2024 Contact : webmaster@nosig.fr
  • Plan du site
  • Licences
  • Mentions légales
  • CGUV
  • Paramétrer vos cookies
  • Se connecter
  • Propulsé par AssoConnect, le logiciel des associations de Défense des Droits